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insoumis

Mardi 13 juin 2006

Fin








L'être mystérieux qui me parle à ses heures
Disait :

— Vivants ! l'orgueil habite vos demeures.

Il fait nuit dans votre cité !
Le ciel s'étonne, ô foule en vices consumée,
Qu'il sorte de la paille en feu tant de fumée,

De l'homme tant de vanité !

Tu regardes les cieux de travers, triste race !
Tu ne te trouves pas sous l'azur à ta place.

Tu te plains, homme, ombre, roseau !
Balbutiant : Peut-être, et bégayant : Que sais-je ?
Tu reproches le soir à l'aube, au lys la neige,

Et ton sépulcre à ton berceau !

Tu reproches à Dieu l'œuvre incommensurable.
Tu frémis de traîner sur ton dos misérable

Tes vieux forfaits mal expiés,
D'être pris dans ton ciel comme en un marécage,
Et de sentir, ainsi qu'un écureuil en cage,

Tourner ta prison sous tes pieds !

Homme, si tu pouvais, tu tenterais l'espace.
Ce globe, si ta force égalait ton audace,

S'évaderait sous ton orteil,
Et la création irait à l'aventure
Si ton souffle pouvait, ô folle créature,

Casser l'amarre du soleil !

Car rien n'est à ton gré ; tout te met mal à l'aise.
Ce coin du ciel est donc fait de plomb, qu'il te pèse !

Oh ! tu voudrais rompre le sceau !
Comme tu frapperais dans tes mains, ombre frêle,
Pour la faire envoler de sa branche éternelle,

Si la terre était un oiseau !

Hautain, dédaignant tout, que ta nef vogue ou sombre,
Tu voudrais t'en aller dans le désert de l'ombre,

Fuir, comme fuyaient les Hébreux.

Tu dis : Rien de nouveau ! tu dis avec colère :
Toujours la même aurore ! et l'étoile polaire

T'ennuie, ô pauvre œil ténébreux.






Tu t'irrites d'être homme, oubli, poussière, atome ;
D'ignorer quel épi tu portes, ô vil chaume !

D'être une algue dans le reflux ;
De trembler comme un cerf que suit une lionne,
Et d'être, sous le ciel qui reste et qui rayonne,

Celui qui passe et qui n'est plus ;

Et de ne pouvoir pas faire avec tes menaces,
Avec tes doigts crispés et tes ongles tenaces,

Ta sagesse et ta passion,
Tes faux temples, tes faux soleils, tes faux tonnerres,
Tes meurtres, tes fureurs, tes crimes et tes guerres,

Un pli dans la création !


extrait Victor Hugo




Par cybertrash
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Vendredi 21 juillet 2006




Un fragment de nous

 

Une lunaison  pour être happée vers les vertiges et les vestiges, chronique de deux

Mondes ou tout bascule entre chao et espoir, un fil d’Ariane   tendu entre bombes et

Satellites , deux  âmes arrachées au temps  , entre le rêve et le cauchemar ,   Une mécanique céleste  suspendue hors du temps  ou  les prismes  reflètent  le cœur dans son essence ,   protégée par d’autres Dieux   comme une offrande .

 


geek


Par cybertrash
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Mardi 22 août 2006



 

Génie




Il est l'affection et le présent puisqu'il a fait la maison ouverte à l'hiver écumeux et à la rumeur de l'été, lui qui a purifié les boissons et les aliments, lui qui est le charme des lieux fuyants et le délice surhumain des stations. Il est l'affection et l'avenir, la force et l'amour que nous, debout dans les rages et les ennuis, nous voyons passer dans le ciel de tempête et les drapeaux d'extase.
Il est l'amour, mesure parfaite et réinventée, raison merveilleuses et imprévue, et l'éternité : machine aimée des qualités fatales. Nous avons tous eu l'épouvante de sa concession et de la nôtre : ô jouissance de notre santé, élan de nos facultés, affection égoïste et passion pour lui, lui qui nous aime pour sa vie infinie…
Et nous nous le rappelons et il voyage… Et si l'Adoration s'en va, sonne, sa promesse sonne : « Arrière ces superstitions, ces anciens corps, ces ménages et ces âges. C'est cette époque-ci qui a sombré ! »
Il ne s'en ira pas, il ne redescendra pas d'un ciel, il n'accomplira pas la rédemption des colères de femmes et des gaîtés des hommes et de tout ce pêché : car c'est fait, lui étant, et étant aimé. Ô ses souffles, ses têtes, ses courses ; la terrible célérité de la perfection des formes et de l'action.
Ô fécondité de l'esprit et immensité de l'univers !
Son corps ! le dégagement rêvé, le brisement de la grâce croisée de violence nouvelle !
Sa vue, sa vue ! tous les agenouillages anciens et les peines relevés à sa suite.
Son jour ! l'abolition de toutes souffrances sonores et mouvantes dans la musique plus intense.
Son pas ! les migrations plus énormes que les anciennes invasions.
Ô lui et nous ! l'orgueil plus bienveillant que les charités perdues.
Ô monde ! et le chant clair des malheurs nouveaux !
Il nous a connus tous et nous a tous aimés. Sachons, cette nuit d'hiver, de cap en cap, du pôle tumultueux au château, de la foule à la plage, de regards en regards, forces et sentiments las, le héler et le voir, et le renvoyer, et sous les marées et au haut des déserts de neige, suivre ses vues, ses souffles, son corps, son jour.



Rimbaud


 

Par cybertrash
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Mardi 22 août 2006



En toute humilité je m'efforcerai d'être aimant, véridique,

honnête et pur, de ne rien posséder dont je n'aie pas besoin,  

de mériter mon salaire par mon travail, d'être perpétuellement

vigilant sur ce que je bois et je mange, de toujours être

intrépide, de respecter les autres religions autant 

que la mienne et de chercher à toujours voir le bien  

chez mon prochain, de suivre fidèlement le svadeshi et

d'être un frère pour tous mes frères.

 


Tolérance ou égalité des religions

 

Je rejette toute doctrine religieuse  qui ne fait pas

appel à la raison et qui se trouve en conflit avec la

moralité. Je tolère le sentiment religieux déraisonnable

quand il n'est pas immoral

Le Dieu du musulman est-il autre que le Dieu de   l'hindou ?

Les religions sont comme des routes

différentes convergeant vers un même point.

Qu'importe que nous empruntions des itinéraires

différents, pourvu que nous arrivions au même    but.

Quelle raison aurions-nous donc de nous quereller ?

La règle d'or de notre conduite est donc la tolérance mutuelle,

puisque nous ne penserons jamais tous la même chose et que

nous verrons la Vérité par fragments et sous différents angles.

La conscience n'est pas la même pour tous.

Elle est un bon guide pour la conduite individuelle, mais

si l'on voulait imposer cette conduite à tous, ce serait un empiètement

intolérable sur la liberté de conscience de chacun.

La prière est l'essence même de la religion; elle doit donc être la moelle

de la vie de l'homme, car nul ne peut vivre sans religion.

Prier n'est pas demander. C'est une aspiration de l'âme.

C'est une admission quotidienne de notre faiblesse.        

Il vaut mieux mettre son coeur dans la prière sans

trouver de paroles que trouver des mots sans y mettre son coeur.

La Religion unique est au-delà du domaine du langage.

Des hommes imparfaits ne peuvent l'exprimer que dans le langage

dont ils disposent,et leurs paroles sont interprétées par

d'autres hommes également imparfaits.

Quelle est l'interprétation que l'on doit accepter comme la vraie ?

Chacun a raison de son propre point de vue,

mais il n'est pas impossible que tout le monde ait tort.

D'où la nécessité de la tolérance,

qui n'est pas de l'indifférence pour sa propre foi, mais un

amour plus pur et plus intelligent pour cette foi.

 

Gandhi


 
 
Par cybertrash
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Mardi 22 août 2006



I have a dream


Sur les marches du Lincoln Memorial à Washington D.C., le 28 août 1963.

" [...] I say to you today, my friends, that in spite of the difficulties and frustrations of the moment, I still have a dream. It is a dream deeply rooted in the American dream.

Et je vous dis aujourd'hui, mes amis, que malgré toutes les difficultés et les frustrations de ce moment, j'ai quand même un rêve. C'est un rêve profondément ancré dans le rêve américain.

I have a dream that one day this nation will rise up and live out the true meaning of its creed: "We hold these truths to be self-evident: that all men are created equal."

 





Par cybertrash
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Mercredi 23 août 2006


EN MARGE DES INSTANTS
 

C'est l'impossibilité de pleurer qui entretient en nous le goût des choses, et les fait exister encore: elle nous empêche d'en épuiser la saveur et de nous en détourner. Quand, sur tant de routes et de rivages, nos yeux refusaient de se noyer en eux-mêmes, ils préservaient parleur sécheresse l'objet qui les émerveillait. Nos larmes gaspillent la nature, comme nos transes, Dieu... Mais à la fin, elles nous gaspillent nous-mêmes. Car nous ne sommes que par le refus de donner libre cours à nos désirs suprêmes: les choses qui entrent dans la sphère de notre admiration ou de notre tristesse n'y demeurent que parce que nous ne les avons ni sacrifiées ni bénies de nos adieux

liquides.
...Et c'est ainsi qu'après chaque nuit, nous retrouvant en face d'un jour nouveau, l'irréalisable nécessité de le combler nous transporte d'effroi; et, dépaysés dans la lumière, comme si le monde venait de s'ébranler, d'inventer son Astre, nous fuyons les larmes -dont une seule suffirait à nous évincer du temps.

Les désoeuvrés saisissent plus de choses et sont plus profonds que
les affairés: aucune besogne ne limite leur horizon; nés dans un éternel dimanche, ils regardent -et se regardent regarder. La paresse est un scepticisme physiologique, le doute de la chair. Dans un monde éperdu d'oisiveté, ils seraient les seuls à n'être pas assassins. Mais, ils ne font pas partie de l'humanité, et, la sueur n'étant pas leur fort, ils vivent sans subir les conséquences de la Vie et du Péché. Ne faisant ni le bien ni le mal, ils dédaignent -spectateurs de l'épilepsie humaine -les semaines du temps, les efforts qui asphyxient la conscience. Qu'auraient-ils à craindre d'une prolongation illimitée de certaines après-midi, sinon le regret d'avoir soutenu des évidences grossièrement élémentaires ? Alors, l'exaspération dans le vrai pourrait les induire à imiter les autres et à se plaire à la tentation avilissante des besognes. C'est le danger qui menace la paresse, -miraculeuse survivance du paradis.
(La seule fonction de l'amour est de nous aider à endurer les après-midi dominicales, cruelles et incommensurables, qui nous blessent pour le reste de la semaine -et pour l'éternité.
Sans l'entraînement du spasme ancestral, il nous faudrait mille yeux pour des pleurs cachés, ou sinon des ongles à ronger, des ongles kilométriques... Comment tuer autrement ce temps qui ne coule plus ? Dans ces dimanches interminables le mal d'être se manifeste à plein. Parfois on arrive à s'oublier dans quelque chose; mais comment s'oublier dans le monde même ? Cette impossibilité est la définition de ce mal. Celui qui en est frappé n'en guérira jamais, alors même que l'univers changerait complètement. Son coeur seul devrait changer, mais il est inchangeable ; aussi pour lui, exister n'a qu'un sens: plonger dans la souffrance, -jusqu'à ce que l'exercice d'une quotidienne nirvânisation l'élève à la perception de l'irréalité...)

 

Cioran


Syllogismes de l'amertume


 





 
Par cybertrash
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Mercredi 23 août 2006


Nefzaoui, Arraoud al âtir… 16ème siècle

Les femmes dignes d'éloges
“Pour qu'une femme soit goûtée par les hommes, il faut qu'elle ait la taille parfaite, qu'elle soit riche en embonpoint. Ses cheveux seront noirs, son front large ; ses sourcils auront la noirceur des Ethiopiens, ses yeux seront grands et d'un noir pur, le blanc en sera limpide. Ses joues seront d'un ovale parfait ; elle aura un nez élégant et la bouche gracieuse ; ses lèvres seront vermeilles, ainsi que sa langue ; une odeur agréable s'exhalera de son nez et de sa bouche ; son cou sera long et sa nuque robuste ; son buste large, ainsi que son ventre ; ses seins devront être fermes et remplir sa poitrine ; son ventre sera dans de justes proportions, son nombril développé et enfoncé ; la partie inférieure du ventre sera large, la vulve saillante et riche en chair, depuis l'endroit où croissent les poils jusqu'aux deux fesses ; le conduit en sera étroit, sans aucune humidité, doux au toucher et émettant une forte chaleur ; (…) ses
cuisses seront dures, ainsi que ses fesses ; elle possédera une chute de reins large et replète ; sa taille sera bien prise ; ses mains et ses pieds se feront remarquer par leur élégance ; les bras seront potelés, ainsi que les avant-bras, et encadreront des épaules robustes.
Si une femme qui a ces qualités est vue par devant, on est fasciné ; si elle est vue par derrière, on en meurt. Vue assise, c'est un dôme arrondi ; couchée, c'est un lit moelleux ; debout, c'est la hampe d'un drapeau (…) une pareille femme sera chérie de tous les hommes”.


LE JARDIN PARFUME

 

 MANUEL D'EROTOLOGIE ARABE DU CHEIKH NEFZAOUI


Par cybertrash
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Lundi 4 septembre 2006


La beauté devant moi fasse que je marche

La beauté derrière moi fasse que je marche

La beauté au-dessus de moi fasse que je marche

La beauté au-dessous de moi fasse que je marche

La beauté tout autour de moi fasse que je marche

 

Strophe du Kledze Hatal, chant shaman navaj




Frida Kahlo 1907 - 1954







 
Par cybertrash
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Vendredi 8 septembre 2006




 

Ce bref instant de vie accordé par le divin le sacré, me plonge entre ténèbres et beautés, paradoxes de mondes élaborés  par

Tous ces poètes et ces sages  qui bercent mes mythes mes réalités, le moindre écrit  me procure un nouveau souffle pour

Ne pas perdre pied ni m’égarer.


Cybertrash  





Le Bonheur ne se trouve pas avec effort et volonté,

Mais réside là, tout proche,

Dans la détente et l’abandon.

Ne sois pas inquiet, il n’y a rien à faire.

Tout ce qui s’élève dans l’esprit n’a aucune importance,

Parce que dépourvu de toute réalité.

Ne t’attache pas aux pensées, ne les juge pas.






Laisse le jeu de l’esprit se faire tout seul,

S’élever et retomber, sans intervenir.

Tout s’évanouit et recommence à nouveau, sans cesse.

Cette quête même du bonheur est ce qui t’empêche de le trouver.

Comme un arc-en-ciel qu’on poursuit sans jamais le rattraper.



Parce qu’il n’existe pas, parce qu’il a toujours été là,

Et parce qu’il t’accompagne à chaque instant.

Ne crois pas à la réalité des choses bonnes ou mauvaises,

Elles sont semblables aux arcs-en-ciel.

A vouloir saisir l’insaisissable, on s’épuise en vain.

Dès lors qu’on relâche cette saisie, l’espace est là,

Ouvert, hospitalier, et confortable.




Alors jouis-en.

Ne cherche plus.

Tout est déjà tien.

A quoi bon aller traquer dans la jungle inextricable,

L’éléphant qui demeure tranquillement chez lui.

Cesse de faire.

Cesse de forcer.

Cesse de vouloir.

Et tout se trouvera accomplit,

Naturellement.


Lama Guendune Rinpoche





Par cybertrash
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Samedi 16 septembre 2006


Combien d’oeils percent nos mémoires  abyssales





Combien de perceptions nous déroutent du tracé subjectif de nos voies







 Sommes nous l’enfant adulte  déjà fécondé lors de l’acte de l’amour ?






Quel premier sentiment, première perception, première intuition,  détermine notre accouchement  d’humain ?

 

 




L’héritage chromosomique nous induirait il en erreur  jusqu'à notre fin ?






 

Comment appréhender la douleur  d’être soi  et s’affranchir sans souffrir ?





La vie ne serait elle pas qu’une illusion  …




La trash


Par cybertrash
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