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Eon

Mardi 13 juin 2006



 

 A propos des enfants...
Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à la Vie.
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne sont pas à vous.
Vous pouvez leur donner votre amour, mais pas vos pensées.
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez héberger leurs corps, mais pas leurs âmes.
Car leurs âmes résident dans la maison de demain que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, mais ne cherchez pas à les faire à votre image.
Car la vie ne marche pas à reculons, ni ne s'attarde avec hier.
Vous êtes les arcs desquels vos enfants sont propulsés, tels des flèches vivantes.
L'Archer vise la cible sur le chemin de l'Infini, et Il vous tend de Sa puissance afin que Ses flèches volent vite et loin.
Que la tension que vous donnez par la main de l'Archer vise la joie.
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime également l'arc qui est stable.


Khalil GIBRAN

Par cybertrash
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Samedi 24 juin 2006


Sache que le monde tout entier est miroir,

dans chaque atome se trouvent

cent soleils flamboyants.

Si tu fends le cœur d'une seule goutte d'eau,

il émerge cents purs océans.

Si tu examines chaque grain de poussière,

mille Adam peuvent y être découverts...

Un univers est caché dans une graine de millet ;

tout est rassemblé dans le point du présent...

De chaque point de ce cercle

sont tirées des milliers de formes.

Chaque point, dans sa rotation en cercle,

est tantôt un cercle,

tantôt une circonférence qui tourne.


(extraits de Paroles d'Islam, de Nacer Khémir, Ed. Albin Michel.)

  Mahmûd Shabestari est un poète soufi, d'Iran du XIVème siècle.
Par cybertrash
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Samedi 24 juin 2006

Chapitre 1.- Poème des poèmes
Poème des poèmes qui est à Shelomo. 
Il me baisera des baisers de sa bouche; oui, tes étreintes sont meilleures que le vin.
À l'odeur, tes huiles sont bonnes, ton nom est une huile jaillissante; aussi, les nubiles t'aiment.
Tire-moi derrière toi, courons !
Le roi m'a fait venir en ses intérieurs.
Jubilons, réjouissons-nous en toi !
Mémorisons tes étreintes mieux que le vin ! Les rectitudes t'aiment.
Moi, noire, harmonieuse, filles de Ieroushalaîm, comme tentes de Qédar, comme tentures de Shelomo.
Ne me voyez pas, moi, la noirâtre: oui, le soleil en moi s'est miré.
Les fils de ma mère ont brûlé contre moi; ils m'ont mise gardienne de vignobles.
Mon vignoble à moi, je ne l'ai pas gardé !
Rapporte-moi, toi que mon être aime, où tu pais, où tu t'étends à midi ; car pourquoi serais-je comme affublée, auprès des troupeaux de tes amis ?
Si tu ne le sais pas pour toi, la belle parmi les femmes, sors pour toi sur les traces des ovins; pâture tes chevreaux aux demeures des pâtres.
À ma jument, aux attelages de Pharaon, je te compare, ô ma compagne !
Tes joues sont harmonieuses dans les pendeloques, ton cou dans les gemmes.
Nous ferons pour toi des pendeloques d'or, avec des pointes d'argent.
Le roi encore sur son divan, mon nard donne son odeur.
Mon amant est pour moi un sachet de myrrhe; il nuite entre mes seins.
Mon amant est pour moi une grappe de cypre, aux vignobles de 'Éïn Guèdi.
Te voici belle, ma compagne, te voici belle aux yeux palombes.
Te voici beau, mon amant, suave aussi; aussi notre berceau est luxuriant.
Les cèdres sont les poutres de nos maisons; nos lambris, des genévriers
.


Chapitre 2.- Lotus des vallées
Moi, l'amaryllis du Sharôn, le lotus des vallées.
Comme un lotus parmi les vinettiers, telle est ma compagne parmi les filles.
Comme un pommier parmi les arbres de la forêt, tel est mon amant parmi les fils.
Je désirais son ombre, j'y habite; son fruit est doux à mon palais.
Il m'a fait venir à la maison du vin; son étendard sur moi, c'est l'amour.
Soutenez-moi d'éclairs, tapissez-moi de pommes: oui, je suis malade d'amour.
Sa gauche dessous ma tête, sa droite m'étreint.
Je vous adjure, filles de Ieroushalaîm, par les gazelles ou par les biches du champ, n'éveillez pas, ne réveillez pas l'amour avant qu'il le désire !
Va vers toi-même
La voix de mon amant ! Le voici, il vient !
Il bondit sur les monts, il saute sur les collines.
Il ressemble, mon amant, à la gazelle ou au faon des chevreuils...
Le voici, il se dresse derrière notre muraille !
Il guette aux fenêtres, il épie aux treillages !
Il répond, mon amant, et me dit: Lève-toi vers toi-même, ma compagne, ma belle, et va vers toi-même !
Oui, voici, l'hiver est passé, la pluie a cessé, elle s'en est allée.
Les bourgeons se voient sur terre, le temps du rossignol est arrivé, la voix de la tourterelle s'entend sur notre terre.
Le figuier embaume ses sycones, les vignes en pousse donnent leur parfum.
Lève-toi vers toi-même, ma compagne, ma belle, et va vers toi-même !
Ma palombe aux fentes du rocher, au secret de la marche, fais-moi voir ta vue, fais-moi entendre ta voix !
Oui, ta voix est suave, ta vue harmonieuse.
Saisissez pour nous les renards, les petits renards, saboteurs de vignobles ! Nos vignobles sont en pousse.
Mon amant à moi, et moi à lui, le pâtre aux lotus.
Jusqu'à ce que le jour se gonfle, s'enfuient les ombres,
fais volte-face, ressemble pour toi, mon amant,
à la gazelle ou au faon des chevreuils, sur les monts de la rupture.


Chapitre 3.- Noces
Sur ma couche, dans les nuits, j'ai cherché celui qu'aime mon être.
Je l'ai cherché, mais ne l'ai pas trouvé.
Je me lèverai donc, je tournerai dans la ville, dans les marchés, sur les places.
Je chercherai celui qu'aime mon être. Je l'ai cherché mais ne l'ai pas trouvé.
Les gardes qui tournaient dans la ville m'ont trouvée. « Celui qu'aime mon être, l'avez-vous vu ? »
De peu les avais-je dépassés que je trouvai celui qu'aime mon être.
Je l'ai saisi et ne le lâcherai pas avant de l'avoir fait venir à la maison de ma mère, dans l'intérieur de ma génitrice.
Je vous adjure, filles de Ieroushalaîm, par les gazelles ou par les biches du champ, n'éveillez pas, ne réveillez pas l'amour avant qu'il le désire !
Qui est celle qui monte du désert, comme palmes de fumée, encensée de myrrhe et d'oliban, de toutes les poudres du colporteur ?
Voici le lit de Shelomo, soixante héros sont autour de lui, des héros d'Israël;
tous armés d'épée, initiés à la guerre, chaque homme son épée sur sa cuisse, contre le tremblement des nuits.
Le roi Shelomo s'est fait un palanquin en bois du Lebanôn.
Il fait ses colonnes d'argent, sa tapisserie d'or, ses montants de pourpre, son intérieur tapissé d'amour par les filles de Ieroushalaîm.
Sortez, voyez, filles de Siôn, le roi Shelomo,
le nimbe dont sa mère l'a nimbé le jour de sa noce, le jour de la joie de son coeur
!
 

Chapitre 4.- Viens avec moi
Te voici belle, ma compagne, te voici belle !
Tes yeux palombes à travers ton litham; tes cheveux tel un troupeau de caprins qui dévalent du mont Guil'ad;
tes dents tel un troupeau de tondues qui montent de la baignade; oui, toutes jumelées, sans manquantes en elles.

Tes lèvres, tel un fil d'écarlate, ton parler harmonieux; telle une tranche de grenade, ta tempe à travers ton litham ;
et telle la tour de David, ton cou, bâti pour les trophées: mille pavois y sont suspendus, tous les carquois des héros.
Tes deux seins, tels deux faons, jumeaux de la gazelle, pâturent dans les lotus.

Avant que le jour se gonfle et s'enfuient les ombres, j'irai vers moi-même au mont de la myrrhe, à la colline de l'oliban.
Toi, toute belle, ma compagne, sans vice en toi.

Avec moi du Lebanôn, fiancée, avec moi du Lebanôn, tu viendras !
Tu contempleras de la cime d'Amana, de la cime du Senir et du Hermôn, des tanières de lions, des monts de léopards !
Tu m'as incardié, ma soeur-fiancée, tu m'as incardié d'un seul de tes yeux, d'un seul joyau de tes colliers.
Qu'elles sont belles, tes étreintes, ma soeur-fiancée, qu'elles sont bonnes tes étreintes, plus que le vin !
L'odeur de tes huiles plus que tous les aromates !
De nectar, elles dégoulinent, tes lèvres, fiancée !
Le miel et le lait sous ta langue, l'odeur de tes robes; telle l'odeur du Lebanôn !
Jardin fermé, ma soeur-fiancée, onde fermée, source scellée !
Tes effluves, un paradis de grenades, avec le fruit des succulences, hennés avec nards;
nard, safran, canne et cinnamome avec tous les bois d'oliban; myrrhe, aloès, avec toutes les têtes d'aromates !
Source des jardins, puits, eaux vives, liquides du Lebanôn !
Éveille-toi, aquilon ! Viens, simoun, gonfle mon jardin !
Que ses aromates ruissellent !
Mon amant est venu dans son jardin; il mange le fruit de ses succulences.


http://www.andrechouraqui.com/antho/shir/shir1.htm


Par cybertrash
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Samedi 24 juin 2006


Les autres peuvent vous indiquer la voie, mais il faut la parcourir soi-même.
Calligraphie  Hassan Massoudy


Sourate 97 : La Destinée (Al-Qadr)

1. Nous l'avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d'Al-Qadr.
2. Et qui te dira ce qu'est la nuit d'Al-Qadr ?
3. La nuit d'Al-Qadr est meilleure que mille mois.
4. Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l'Esprit, par permission de leur Seigneur pour tout ordre.
5. Elle est paix et salut jusqu'à l'apparition de l'aube.

 



http://perso.orange.fr/hassan.massoudy/

http://www.peripheries.net/g-berq.htm

Par cybertrash
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Mardi 22 août 2006




J'aime ce que je vois parce que je cesserai
Un jour ou l'autre de le voir.
Je l'aime aussi parce qu'il est.

Dans cet intervalle placide où je suis ma propre fiction,
D'aimer, bien plus que d'être,
J'aime qu'il y ait tout et que je sois.
Mieux ne sauraient m'offrir, s'ils revenaient,
Les dieux primitifs
Car eux non plus ne savent rien.

 

RICARDO REIS


Par cybertrash
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Mardi 22 août 2006



B E L I E F  &  T E C H N I Q U E 

                                             F O R    M O D E R N    P R O S E

1. Scribbled secret notebooks, and wild typewritten pages, for yr own joy
 2. Submissive to everything, open, listening
 3. Try never get drunk outside yr own house
 4. Be in love with yr life
 5. Something that you feel will find its own form
 6. Be crazy dumbsaint of the mind
 7. Blow as deep as you want to blow
 8. Write what you want bottomless from bottom of the mind
 9. The unspeakable visions of the individual
 10. No time for poetry but exactly what is
 11. Visionary tics shivering in the chest
 12. In tranced fixation dreaming upon object before you
 13. Remove literary, grammatical and syntactical inhibition
 14. Like Proust be an old teahead of time
 15. Telling the true story of the world in interior monolog
 16. The jewel center of interest is the eye within the eye
 17. Write in recollection and amazement for yourself
 18. Work from pithy middle eye out, swimming in language sea
 19. Accept loss forever
 20. Believe in the holy contour of life
 21. Struggle to sketch the flow that already exists intact in mind
 22. Dont think of words when you stop but to see picture better
 23. Keep track of every day the date emblazoned in yr morning
 24. No fear or shame in the dignity of yr experience, language & knowledge
 25. Write for the world to read and see yr exact pictures of it
 26. Bookmovie is the movie in words, the visual American form
 27. In praise of Character in the Bleak inhuman Loneliness
 28. Composing wild, undisciplined, pure, coming in from under, crazier the better
 29. You're a Genius all the time

 30. Writer-Director of Earthly movies Sponsored & Angeled in Heaven



Soyez fou, soyez un saint abruti de l’esprit

Carnets secrets, couverts de gribouillis, et pages follement dactylographiées, pour votre propre plaisir
2. Soumis à tout, ouvert, à l’écoute
3. N’essayez jamais de vous soûler en-dehors de chez vous
4. Soyez amoureux de votre vie
5. Ce que vous ressentez trouvera sa propre forme
6. Soyez fou, soyez un saint abruti de l’esprit
7. Soufflez aussi profondément que vous souhaitez souffler
8. Ecrivez ce que vous voulez sans fond depuis le fin fond de l’esprit
9. Les visions indicibles de l’individu
10. Pas de temps pour la poésie, mais exactement ce qui est
11. Des tics visionnaires tremblant dans la poitrine
12. Rêvant en transe d’un objet se trouvant devant vous
13. Eliminez l’inhibition littéraire, grammaticale et syntactique
14. Comme Proust, soyez à la recherche du joint perdu
15. Racontez la véritable histoire du monde dans un monologue intérieur
16. Le joyau, centre d’intérêt, est l’œil à l’intérieur de l’œil
17. Ecrivez pour vous dans le souvenir et l’émerveillement
18. Travaillez à partir du centre de votre oeil, en vous baignant dans l'océan du langage
19. Acceptez la perte comme définitive
20. Croyez en le contour sacré de la vie
21. Luttez pour esquisser le courant qui est intact dans l’esprit
22. Ne pensez pas aux mots quand vous vous arrêtez mais pour mieux voir l’image
23. Prenez note de chaque jour la date blasonnée dans votre matin
24. Pas de peur ou de honte dans la dignité de votre expérience, langage et savoir
25. Ecrivez de façon que le monde lise, et voie les images exactes que vous avez en tête
26. Livrefilm est le film écrit, la forme américaine visuelle
27. Eloge du caractère dans la solitude inhumaine et glacée
28. Composer follement, de façon indisciplinée, pure, venant de dessous, plus c’est cinglé, mieux c’est
29. On est constamment un Génie
30. Scénariste-Metteur en scène de films Terrestres Sponsorisés et Financés par les Anges au Paradis


J a c k   K e r o u a c
Par cybertrash
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Mercredi 23 août 2006


Le rêveur d’orient

  

Je ne suis pas intéressé par ce que tu fais pour vivre.

Je veux savoir ce qui brûle en toi et si tu oses rêver la réalisation que tu portes dans ton cœur.

Je ne suis pas intéressé par ton âge.

Je veux savoir si tu prends le risque de passer pour un fou au nom de l’Amour, de tes rêves et de l’aventure qu’est la vie.

Je ne suis pas intéressé à savoir quelles planètes sont en carré avec la lune.

Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre tristesse, si tu as été ouvert aux trahisons ou si tu es devenu endurci et fermé par peur d’une peine prochaine.

Je veux savoir si tu peux t’asseoir avec la douleur, la mienne ou la tienne, sans bouger pour la cacher, l’amoindrir ou l’arrêter. Je veux savoir si tu peux être dans la joie, la mienne ou la tienne, si tu peux danser avec ferveur et laisser l’extase te remplir complètement, jusqu’au bout de tes doigts et de tes orteils sans nous dire de faire attention, d’être réaliste et de ne pas oublier les limites d’un être humain.

Je ne suis pas intéressé à savoir si ce que tu me dis est vrai.

Je veux savoir si tu es prêt à décevoir les autres pour rester vrai avec toi-même et si tu peux supporter d’être accusé de trahison et ne pas trahir ton âme. Je veux savoir si tu peux être fidèle et donc digne de confiance. Je veux savoir si tu peux voir la beauté même lorsque ce n’est pas tous les jours bien joli, et si tu peux sentir que la source de la vie réside en Sa présence.

Je veux savoir si tu peux vivre avec les échecs, les miens ou les tiens, et pourtant continuer à te tenir debout au bord du lac en criant à la pleine lune argentée « oui ».

Je ne suis pas intéressé à savoir où tu vis et combien tu gagnes.

Je veux savoir si tu peux te réveiller après une nuit de chagrin et de désespoir, de lassitude et de douleur, et faire ce qui doit être fait pour les enfants.

Je ne suis pas intéressé à savoir qui tu es et comment tu es venu jusqu’ici.

Je veux savoir si tu peux te tenir au milieu du feu avec moi et ne pas te dérober.

Je ne suis pas intéressé à savoir ce que tu as appris, où tu l’as appris et qui te l’a enseigné. Je veux savoir ce qui te nourrit de l’intérieur lorsque tout s’effondre autour de toi.

Je veux savoir si tu peux rester seul avec toi-même, et si tu jouis pleinement de ta propre compagnie dans ces moments de vide.

 

 


 

Sage Amérindien, Le rêveur d’Orient

Traduit de l’anglais par Urwana Shandar
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Mercredi 23 août 2006



Plusieurs personnes entreront dans ta vie

Mais seulement les vrais amis laisseront une empreinte dans ton cœur

Pour t’occuper de toi-même et des autres, utilise ton cœur

 

La colère est la seule chose qui court un danger

Si quelqu’un te trahit une fois c’est de sa faute

S’il te trahit une deuxième fois, c’est de ta faute

 

Les grands esprits discutent d’idées

Les esprits moyens discutent des événements

Les petits esprits discutent des gens

 

Qui perd de l’argent, perd beaucoup

Qui perd un ami, perd encore plus

Qui perd l’espérance perd tout

 

Les belles et jeunes personnes sont des accidents de la nature

Mais les belles et vieilles personnes sont des œuvres d’art

 

Apprends des erreurs des autres

Tu ne peux vivre assez longtemps pour toutes les faire toi-même

 

Hier est de l’histoire

Demain est un mystère

Aujourd’hui est un cadeau

Eléonor Roosevelt

 

 

Par cybertrash
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Jeudi 24 août 2006


« Ne le lui dites pas, il nous réconcilie,

Rien n'est trop loin de lui pour qu'il ne le délie

De son éloignement et son étrangeté,

Mais même son pouvoir le laisse épouvanté

Et si disséminé que l'on voit bien qu'il ment

Quand il se dit tranquille et sans événements

Alors que respirer déjà le paralyse

Et le laisse exposé à tout ce qui se brise.»

 

JULES SUPERVIELLE

 

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Mardi 12 septembre 2006


"Glorieux soleil, te couches-tu?"
"Oui, pour me lever à nouveau".
 

"Nature sublime, mes oreilles n'ont pas entendu ta musique".
"Ton cœur l'a entendue, ton âme a dansé avec elle".
Les arbres aux nuages: "Les mains tendues nous vous rendons hommage".
Les nuages: "Avec mes larmes j'accède à votre requête".
"Nature, d'où empruntes-tu ta sublimité?".
"De ton esprit aimant".
"Pluie, pourquoi ne viens-tu pas au désert?"
"Je m'éloigne de là où je ne suis pas bienvenue".
En passant un jour par les montagnes, je vis les rochers,
les uns agenouillés, les uns penchés, les uns debout.
Je demandai:
"O monstres au cœur dur, quel est le secret caché dans votre charme?"
Ils répondirent à voix silencieuse: "C'est que nous ne nous affirmons pas".
Montagnes rocheuses, qu'êtes-vous?"
Nous sommes les tombes du passé du monde.




"Cristal, qu'es-tu?"
"Je suis l'ombre du Cœur du Christ".
"Quelle qualité possèdes-tu?
"Je suis vide de moi,
de sorte qu'en me regardant, l'on voit en moi Son cœur reflété"."
"Glorieuse nature, tableau merveilleux, où te garderai-je?"
"Dans le cadre de ton cœur".
Le désert aux nuages de pluie:
"Vous qui passez sur nous, pourquoi ne pas être nos hôtes?"
"Nous ne faisons plus confiance aux cœurs endurcis".
"Mèche enflammée de la bougie, pourquoi te faut-il passer par cette pénitence?"
"Je suis la langue de la bavarde commère".
"Désert, pourquoi ton cri me touche-t-il si profondément?"
"Parce qu'il vient du plus profond de mon cœur".
"Désert qu'y a-t-il en toi de si irrésistible?"
"L'expansion de mon cœur".
"Adieu, ma vision de la nature; te reverrai-je un jour?"
"Oui, chaque fois que tu ouvriras l'album de ton cœur".





TANA
Nirtan
Pir-o-Murshid Hazrat Inayat Khan


Par cybertrash
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