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Dans les replis du temps

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Fulgurance & élan

 
 

 



                                                                 L'ambition isole. Individuelle ou collective, l'ambition, quelles qu'en soient les formes, mène inévitablement aux antagonismes et aux haines poussant au repli sur soi.

Lorsque la famille prend de l'importance, c'est au détriment, à l'encontre du voisin - qu'il soit tout proche où à des milliers de kilomètres ; c'est à l'encontre de l'humanité toute entière. Qu'elle soit en quête des biens de ce monde ou d'un autre univers, l'ambition est la même, sous des jours dissemblables.

La voie de l'ambition, c'est le conflit, et le conflit, sous quelque forme que ce soit, met fin à l'essence du beau et du bon, à l'amour. L'ambition et l'amour ne peuvent cohabiter. Comment la beauté peut-elle être du côté des ambitieux ?

La beauté n'existe que lorsque l'oeil n'est pas contaminé par la pensée, car la beauté est l'essence même de la non-pensée. La beauté n'est pas une sensation, un plaisir. La beauté, comme l'amour, est l'abandon total du centre, de l'ego.

La beauté est inséparable de l'amour et de la mort. Qui en elle sont contenus.

K

 

 




I have a dream


Sur les marches du Lincoln Memorial à Washington D.C., le 28 août 1963.

" [...] I say to you today, my friends, that in spite of the difficulties and frustrations of the moment, I still have a dream. It is a dream deeply rooted in the American dream.

Et je vous dis aujourd'hui, mes amis, que malgré toutes les difficultés et les frustrations de ce moment, j'ai quand même un rêve. C'est un rêve profondément ancré dans le rêve américain.

I have a dream that one day this nation will rise up and live out the true meaning of its creed: "We hold these truths to be self-evident: that all men are created equal."

 








En toute humilité je m'efforcerai d'être aimant, véridique,

honnête et pur, de ne rien posséder dont je n'aie pas besoin,  

de mériter mon salaire par mon travail, d'être perpétuellement

vigilant sur ce que je bois et je mange, de toujours être

intrépide, de respecter les autres religions autant 

que la mienne et de chercher à toujours voir le bien  

chez mon prochain, de suivre fidèlement le svadeshi et

d'être un frère pour tous mes frères.

 


Tolérance ou égalité des religions

 

Je rejette toute doctrine religieuse  qui ne fait pas

appel à la raison et qui se trouve en conflit avec la

moralité. Je tolère le sentiment religieux déraisonnable

quand il n'est pas immoral

Le Dieu du musulman est-il autre que le Dieu de   l'hindou ?

Les religions sont comme des routes

différentes convergeant vers un même point.

Qu'importe que nous empruntions des itinéraires

différents, pourvu que nous arrivions au même    but.

Quelle raison aurions-nous donc de nous quereller ?

La règle d'or de notre conduite est donc la tolérance mutuelle,

puisque nous ne penserons jamais tous la même chose et que

nous verrons la Vérité par fragments et sous différents angles.

La conscience n'est pas la même pour tous.

Elle est un bon guide pour la conduite individuelle, mais

si l'on voulait imposer cette conduite à tous, ce serait un empiètement

intolérable sur la liberté de conscience de chacun.

La prière est l'essence même de la religion; elle doit donc être la moelle

de la vie de l'homme, car nul ne peut vivre sans religion.

Prier n'est pas demander. C'est une aspiration de l'âme.

C'est une admission quotidienne de notre faiblesse.        

Il vaut mieux mettre son coeur dans la prière sans

trouver de paroles que trouver des mots sans y mettre son coeur.

La Religion unique est au-delà du domaine du langage.

Des hommes imparfaits ne peuvent l'exprimer que dans le langage

dont ils disposent,et leurs paroles sont interprétées par

d'autres hommes également imparfaits.

Quelle est l'interprétation que l'on doit accepter comme la vraie ?

Chacun a raison de son propre point de vue,

mais il n'est pas impossible que tout le monde ait tort.

D'où la nécessité de la tolérance,

qui n'est pas de l'indifférence pour sa propre foi, mais un

amour plus pur et plus intelligent pour cette foi.

 

Gandhi


 
 




J'aime ce que je vois parce que je cesserai
Un jour ou l'autre de le voir.
Je l'aime aussi parce qu'il est.

Dans cet intervalle placide où je suis ma propre fiction,
D'aimer, bien plus que d'être,
J'aime qu'il y ait tout et que je sois.
Mieux ne sauraient m'offrir, s'ils revenaient,
Les dieux primitifs
Car eux non plus ne savent rien.

 

RICARDO REIS





 

Génie




Il est l'affection et le présent puisqu'il a fait la maison ouverte à l'hiver écumeux et à la rumeur de l'été, lui qui a purifié les boissons et les aliments, lui qui est le charme des lieux fuyants et le délice surhumain des stations. Il est l'affection et l'avenir, la force et l'amour que nous, debout dans les rages et les ennuis, nous voyons passer dans le ciel de tempête et les drapeaux d'extase.
Il est l'amour, mesure parfaite et réinventée, raison merveilleuses et imprévue, et l'éternité : machine aimée des qualités fatales. Nous avons tous eu l'épouvante de sa concession et de la nôtre : ô jouissance de notre santé, élan de nos facultés, affection égoïste et passion pour lui, lui qui nous aime pour sa vie infinie…
Et nous nous le rappelons et il voyage… Et si l'Adoration s'en va, sonne, sa promesse sonne : « Arrière ces superstitions, ces anciens corps, ces ménages et ces âges. C'est cette époque-ci qui a sombré ! »
Il ne s'en ira pas, il ne redescendra pas d'un ciel, il n'accomplira pas la rédemption des colères de femmes et des gaîtés des hommes et de tout ce pêché : car c'est fait, lui étant, et étant aimé. Ô ses souffles, ses têtes, ses courses ; la terrible célérité de la perfection des formes et de l'action.
Ô fécondité de l'esprit et immensité de l'univers !
Son corps ! le dégagement rêvé, le brisement de la grâce croisée de violence nouvelle !
Sa vue, sa vue ! tous les agenouillages anciens et les peines relevés à sa suite.
Son jour ! l'abolition de toutes souffrances sonores et mouvantes dans la musique plus intense.
Son pas ! les migrations plus énormes que les anciennes invasions.
Ô lui et nous ! l'orgueil plus bienveillant que les charités perdues.
Ô monde ! et le chant clair des malheurs nouveaux !
Il nous a connus tous et nous a tous aimés. Sachons, cette nuit d'hiver, de cap en cap, du pôle tumultueux au château, de la foule à la plage, de regards en regards, forces et sentiments las, le héler et le voir, et le renvoyer, et sous les marées et au haut des déserts de neige, suivre ses vues, ses souffles, son corps, son jour.



Rimbaud


 





Un fragment de nous

 

Une lunaison  pour être happée vers les vertiges et les vestiges, chronique de deux

Mondes ou tout bascule entre chao et espoir, un fil d’Ariane   tendu entre bombes et

Satellites , deux  âmes arrachées au temps  , entre le rêve et le cauchemar ,   Une mécanique céleste  suspendue hors du temps  ou  les prismes  reflètent  le cœur dans son essence ,   protégée par d’autres Dieux   comme une offrande .

 


geek




Les autres peuvent vous indiquer la voie, mais il faut la parcourir soi-même.
Calligraphie  Hassan Massoudy


Sourate 97 : La Destinée (Al-Qadr)

1. Nous l'avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d'Al-Qadr.
2. Et qui te dira ce qu'est la nuit d'Al-Qadr ?
3. La nuit d'Al-Qadr est meilleure que mille mois.
4. Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l'Esprit, par permission de leur Seigneur pour tout ordre.
5. Elle est paix et salut jusqu'à l'apparition de l'aube.

 



http://perso.orange.fr/hassan.massoudy/

http://www.peripheries.net/g-berq.htm


Chapitre 1.- Poème des poèmes
Poème des poèmes qui est à Shelomo. 
Il me baisera des baisers de sa bouche; oui, tes étreintes sont meilleures que le vin.
À l'odeur, tes huiles sont bonnes, ton nom est une huile jaillissante; aussi, les nubiles t'aiment.
Tire-moi derrière toi, courons !
Le roi m'a fait venir en ses intérieurs.
Jubilons, réjouissons-nous en toi !
Mémorisons tes étreintes mieux que le vin ! Les rectitudes t'aiment.
Moi, noire, harmonieuse, filles de Ieroushalaîm, comme tentes de Qédar, comme tentures de Shelomo.
Ne me voyez pas, moi, la noirâtre: oui, le soleil en moi s'est miré.
Les fils de ma mère ont brûlé contre moi; ils m'ont mise gardienne de vignobles.
Mon vignoble à moi, je ne l'ai pas gardé !
Rapporte-moi, toi que mon être aime, où tu pais, où tu t'étends à midi ; car pourquoi serais-je comme affublée, auprès des troupeaux de tes amis ?
Si tu ne le sais pas pour toi, la belle parmi les femmes, sors pour toi sur les traces des ovins; pâture tes chevreaux aux demeures des pâtres.
À ma jument, aux attelages de Pharaon, je te compare, ô ma compagne !
Tes joues sont harmonieuses dans les pendeloques, ton cou dans les gemmes.
Nous ferons pour toi des pendeloques d'or, avec des pointes d'argent.
Le roi encore sur son divan, mon nard donne son odeur.
Mon amant est pour moi un sachet de myrrhe; il nuite entre mes seins.
Mon amant est pour moi une grappe de cypre, aux vignobles de 'Éïn Guèdi.
Te voici belle, ma compagne, te voici belle aux yeux palombes.
Te voici beau, mon amant, suave aussi; aussi notre berceau est luxuriant.
Les cèdres sont les poutres de nos maisons; nos lambris, des genévriers
.


Chapitre 2.- Lotus des vallées
Moi, l'amaryllis du Sharôn, le lotus des vallées.
Comme un lotus parmi les vinettiers, telle est ma compagne parmi les filles.
Comme un pommier parmi les arbres de la forêt, tel est mon amant parmi les fils.
Je désirais son ombre, j'y habite; son fruit est doux à mon palais.
Il m'a fait venir à la maison du vin; son étendard sur moi, c'est l'amour.
Soutenez-moi d'éclairs, tapissez-moi de pommes: oui, je suis malade d'amour.
Sa gauche dessous ma tête, sa droite m'étreint.
Je vous adjure, filles de Ieroushalaîm, par les gazelles ou par les biches du champ, n'éveillez pas, ne réveillez pas l'amour avant qu'il le désire !
Va vers toi-même
La voix de mon amant ! Le voici, il vient !
Il bondit sur les monts, il saute sur les collines.
Il ressemble, mon amant, à la gazelle ou au faon des chevreuils...
Le voici, il se dresse derrière notre muraille !
Il guette aux fenêtres, il épie aux treillages !
Il répond, mon amant, et me dit: Lève-toi vers toi-même, ma compagne, ma belle, et va vers toi-même !
Oui, voici, l'hiver est passé, la pluie a cessé, elle s'en est allée.
Les bourgeons se voient sur terre, le temps du rossignol est arrivé, la voix de la tourterelle s'entend sur notre terre.
Le figuier embaume ses sycones, les vignes en pousse donnent leur parfum.
Lève-toi vers toi-même, ma compagne, ma belle, et va vers toi-même !
Ma palombe aux fentes du rocher, au secret de la marche, fais-moi voir ta vue, fais-moi entendre ta voix !
Oui, ta voix est suave, ta vue harmonieuse.
Saisissez pour nous les renards, les petits renards, saboteurs de vignobles ! Nos vignobles sont en pousse.
Mon amant à moi, et moi à lui, le pâtre aux lotus.
Jusqu'à ce que le jour se gonfle, s'enfuient les ombres,
fais volte-face, ressemble pour toi, mon amant,
à la gazelle ou au faon des chevreuils, sur les monts de la rupture.


Chapitre 3.- Noces
Sur ma couche, dans les nuits, j'ai cherché celui qu'aime mon être.
Je l'ai cherché, mais ne l'ai pas trouvé.
Je me lèverai donc, je tournerai dans la ville, dans les marchés, sur les places.
Je chercherai celui qu'aime mon être. Je l'ai cherché mais ne l'ai pas trouvé.
Les gardes qui tournaient dans la ville m'ont trouvée. « Celui qu'aime mon être, l'avez-vous vu ? »
De peu les avais-je dépassés que je trouvai celui qu'aime mon être.
Je l'ai saisi et ne le lâcherai pas avant de l'avoir fait venir à la maison de ma mère, dans l'intérieur de ma génitrice.
Je vous adjure, filles de Ieroushalaîm, par les gazelles ou par les biches du champ, n'éveillez pas, ne réveillez pas l'amour avant qu'il le désire !
Qui est celle qui monte du désert, comme palmes de fumée, encensée de myrrhe et d'oliban, de toutes les poudres du colporteur ?
Voici le lit de Shelomo, soixante héros sont autour de lui, des héros d'Israël;
tous armés d'épée, initiés à la guerre, chaque homme son épée sur sa cuisse, contre le tremblement des nuits.
Le roi Shelomo s'est fait un palanquin en bois du Lebanôn.
Il fait ses colonnes d'argent, sa tapisserie d'or, ses montants de pourpre, son intérieur tapissé d'amour par les filles de Ieroushalaîm.
Sortez, voyez, filles de Siôn, le roi Shelomo,
le nimbe dont sa mère l'a nimbé le jour de sa noce, le jour de la joie de son coeur
!
 

Chapitre 4.- Viens avec moi
Te voici belle, ma compagne, te voici belle !
Tes yeux palombes à travers ton litham; tes cheveux tel un troupeau de caprins qui dévalent du mont Guil'ad;
tes dents tel un troupeau de tondues qui montent de la baignade; oui, toutes jumelées, sans manquantes en elles.

Tes lèvres, tel un fil d'écarlate, ton parler harmonieux; telle une tranche de grenade, ta tempe à travers ton litham ;
et telle la tour de David, ton cou, bâti pour les trophées: mille pavois y sont suspendus, tous les carquois des héros.
Tes deux seins, tels deux faons, jumeaux de la gazelle, pâturent dans les lotus.

Avant que le jour se gonfle et s'enfuient les ombres, j'irai vers moi-même au mont de la myrrhe, à la colline de l'oliban.
Toi, toute belle, ma compagne, sans vice en toi.

Avec moi du Lebanôn, fiancée, avec moi du Lebanôn, tu viendras !
Tu contempleras de la cime d'Amana, de la cime du Senir et du Hermôn, des tanières de lions, des monts de léopards !
Tu m'as incardié, ma soeur-fiancée, tu m'as incardié d'un seul de tes yeux, d'un seul joyau de tes colliers.
Qu'elles sont belles, tes étreintes, ma soeur-fiancée, qu'elles sont bonnes tes étreintes, plus que le vin !
L'odeur de tes huiles plus que tous les aromates !
De nectar, elles dégoulinent, tes lèvres, fiancée !
Le miel et le lait sous ta langue, l'odeur de tes robes; telle l'odeur du Lebanôn !
Jardin fermé, ma soeur-fiancée, onde fermée, source scellée !
Tes effluves, un paradis de grenades, avec le fruit des succulences, hennés avec nards;
nard, safran, canne et cinnamome avec tous les bois d'oliban; myrrhe, aloès, avec toutes les têtes d'aromates !
Source des jardins, puits, eaux vives, liquides du Lebanôn !
Éveille-toi, aquilon ! Viens, simoun, gonfle mon jardin !
Que ses aromates ruissellent !
Mon amant est venu dans son jardin; il mange le fruit de ses succulences.


http://www.andrechouraqui.com/antho/shir/shir1.htm




Sache que le monde tout entier est miroir,

dans chaque atome se trouvent

cent soleils flamboyants.

Si tu fends le cœur d'une seule goutte d'eau,

il émerge cents purs océans.

Si tu examines chaque grain de poussière,

mille Adam peuvent y être découverts...

Un univers est caché dans une graine de millet ;

tout est rassemblé dans le point du présent...

De chaque point de ce cercle

sont tirées des milliers de formes.

Chaque point, dans sa rotation en cercle,

est tantôt un cercle,

tantôt une circonférence qui tourne.


(extraits de Paroles d'Islam, de Nacer Khémir, Ed. Albin Michel.)

  Mahmûd Shabestari est un poète soufi, d'Iran du XIVème siècle.

Fin








L'être mystérieux qui me parle à ses heures
Disait :

— Vivants ! l'orgueil habite vos demeures.

Il fait nuit dans votre cité !
Le ciel s'étonne, ô foule en vices consumée,
Qu'il sorte de la paille en feu tant de fumée,

De l'homme tant de vanité !

Tu regardes les cieux de travers, triste race !
Tu ne te trouves pas sous l'azur à ta place.

Tu te plains, homme, ombre, roseau !
Balbutiant : Peut-être, et bégayant : Que sais-je ?
Tu reproches le soir à l'aube, au lys la neige,

Et ton sépulcre à ton berceau !

Tu reproches à Dieu l'œuvre incommensurable.
Tu frémis de traîner sur ton dos misérable

Tes vieux forfaits mal expiés,
D'être pris dans ton ciel comme en un marécage,
Et de sentir, ainsi qu'un écureuil en cage,

Tourner ta prison sous tes pieds !

Homme, si tu pouvais, tu tenterais l'espace.
Ce globe, si ta force égalait ton audace,

S'évaderait sous ton orteil,
Et la création irait à l'aventure
Si ton souffle pouvait, ô folle créature,

Casser l'amarre du soleil !

Car rien n'est à ton gré ; tout te met mal à l'aise.
Ce coin du ciel est donc fait de plomb, qu'il te pèse !

Oh ! tu voudrais rompre le sceau !
Comme tu frapperais dans tes mains, ombre frêle,
Pour la faire envoler de sa branche éternelle,

Si la terre était un oiseau !

Hautain, dédaignant tout, que ta nef vogue ou sombre,
Tu voudrais t'en aller dans le désert de l'ombre,

Fuir, comme fuyaient les Hébreux.

Tu dis : Rien de nouveau ! tu dis avec colère :
Toujours la même aurore ! et l'étoile polaire

T'ennuie, ô pauvre œil ténébreux.






Tu t'irrites d'être homme, oubli, poussière, atome ;
D'ignorer quel épi tu portes, ô vil chaume !

D'être une algue dans le reflux ;
De trembler comme un cerf que suit une lionne,
Et d'être, sous le ciel qui reste et qui rayonne,

Celui qui passe et qui n'est plus ;

Et de ne pouvoir pas faire avec tes menaces,
Avec tes doigts crispés et tes ongles tenaces,

Ta sagesse et ta passion,
Tes faux temples, tes faux soleils, tes faux tonnerres,
Tes meurtres, tes fureurs, tes crimes et tes guerres,

Un pli dans la création !


extrait Victor Hugo







 

 A propos des enfants...
Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à la Vie.
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne sont pas à vous.
Vous pouvez leur donner votre amour, mais pas vos pensées.
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez héberger leurs corps, mais pas leurs âmes.
Car leurs âmes résident dans la maison de demain que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, mais ne cherchez pas à les faire à votre image.
Car la vie ne marche pas à reculons, ni ne s'attarde avec hier.
Vous êtes les arcs desquels vos enfants sont propulsés, tels des flèches vivantes.
L'Archer vise la cible sur le chemin de l'Infini, et Il vous tend de Sa puissance afin que Ses flèches volent vite et loin.
Que la tension que vous donnez par la main de l'Archer vise la joie.
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime également l'arc qui est stable.


Khalil GIBRAN

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